Blue Flower

La rentrée a eu lieu à l’école et collège privés Sainte Odile de Courset sous l’égide de Philippe-Auguste, pour le huitième centenaire de la victoire de Bouvines en 1214, fondatrice de notre pays.

Par la magie du jeu, nous avons revécu la victoire de Bouvines mercredi 17 septembre sur le terrain de rugby de la commune de Courset.

Les armées furent d’abord ravitaillées avec les moyens de l’époque (charrette à bras, brouettes) : pomme (en entrée, excellent apéritif), cuisse de poulet et carotte crue sur tranchoir (tranche de pain en guise d’assiette. Très pratique, on ne lave pas la vaisselle, on la mange), formage (non, ce n’est pas une erreur de frappe, c’est bien ainsi qu’on disait à l’époque) et oublie (pâtisserie médiévale mince et de forme ronde) et de l’eau à volonté puisée avec des pichets en grès dans la tonne à eau.

Puis nous avons accompagné le roi à l’église du village. Il a déposé son heaume couronné devant l’autel et prié : « Seigneur, je ne suis qu’un homme, mais je suis roi de France. C’est à vous de garder le roi. Vous n’y perdrez rien. Partout où vous irez, je vous suivrai. » Nous avons ensuite prié une dizaine de chapelet pour notre beau pays et pour la paix dans le monde.

Et la bataille s’engage, camp vert (élèves venant du Nord, Pas-de-Calais, Picardie, Somme) contre camp rouge (élèves venant d’Île de France, Aisne, Calvados, Oise).

Le messager : Frère Guérin laisse l’arrière-garde ralentir les coalisés et court (son cheval galope, pour être exact) pour informer Philippe-Auguste du mouvement et de l’arrivée des coalisés.

Un cavalier effectue le trajet en changeant quatre fois de cheval sans mettre pied à terre. Victoire des Verts par 10 points à 8.

Le pont de Bouvines était un point stratégique mais il était un peu étroit (trois hommes de front) pour une armée. Des charpentiers l’ont donc agrandi pour permettre le passage de douze hommes de front.

Les charpentiers transportent les élèves-poutres et les posent sur la rivière Marque. Victoire des Rouges par 8 points à 5.

À ce moment, le roi apparaît sur son destrier, galopant devant ses troupes pour les galvaniser, oriflamme au vent. Des fantassins allemands le prennent à partie, le crochètent et provoquent sa chute. Galon de Montigny vient placer son cheval au-dessus du roi pour le protéger. D’une main, il frappe sans relâche ses adversaires. De l’autre, il agite désespérément l’oriflamme Saint-Denis pour appeler à l'aide la Maison royale : « Secorance au roi ! » Des chevaliers français, dont Guillaume des Barres, se précipitent et dégagent le roi qui remonte en selle et reprend le combat. Prise de foulards : victoire des Verts par 3 points à 2.

La mêlée devient générale. « Chevaliers, chargez ! » pour les filles et victoire des Rouges par 7,5 points à 5,5. Du côté des garçons, charges furieuses de Saint Pol sur les lignes flamandes et victoire écrasante des Rouges dont les cavaliers ont arraché tous les panaches des heaumes de leurs adversaires.

Montmorency apporte au roi douze aigles prises à l’ennemi. Douze parties de béret (une pour chaque classe, les frères et sœurs et les parents) désignent les Verts victorieux par 3,5 points à 1,5.

Trois victoires pour les Rouges, trois victoires pour les Verts : La bataille s’est jouée sur le fil, avec un petit point d’écart (29 à 28) en faveur des… Rouges ! Bravo l’Île de France ! Bravo le Nord !

Tous se sont rassemblés pour les festivités à Paris (cour de récréation). Chaque corps d’armée (classe) a présenté avec brio une animation (chants, danses, acrobaties…). Nous avons dégusté une délicieuse confiserie médiévale à base de miel, pain de mie, gingembre, clou de girofle, poudre d’amande (recette sur demande). Enfin, le roi a partagé le butin pris aux Flamands : des speculoos ! Miam.

Bouvines nous appelle (sur l'air de "debout les gars, réveillez-vous")

Allez les gens, unissons-nous
Notre bon roi a besoin d’nous
Allez les gens et chevaliers
Protégeons le Royaume.

Ils sont plus forts et plus nombreux
Mais nous serons plus courageux,
Par notre ruse et notre ardeur
Nous vaincrons à Bouvines.

Nobles ancêtres, inspirez-nous
Joie et vaillance chaque jour,
Pour l’harmonie et pour la paix
Bouvines nous appelle.

Bravo à tous les animateurs, participants, cuisiniers, photographes, fournisseurs de matériel et costumes... Merci à la mairie de Bouvines pour l’exposition et le géant Philippe-Auguste.

On se souviendra longtemps de Bouvines 2014, d’heureuse mémoire.